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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 22:59

Coupole 1

C’est entendu, à l’heure du déjeuner en week end et particulièrement les jours fériés, la Coupole prend des allures de mouroir, de cantine de luxe pour retraités. On dirait les appartements du quartier avoir ouvert grand leurs portes et poussé leurs locataires à converger vers la Coupole. C’est alors une descente silencieuse de béquilles, une armada compacte pâle et décidée, teintures explosive et sourire en option, qui avance au radar, sous la force de l‘habitude, se répand entre les piliers et pilastres peints avant de glisser sous la coupole assassinée par le pinceau d’un peintre à l’inspiration plus que discutable. Il en faudrait plus pour nous décourager, d’autant que chaque année c’est un petit rituel auquel on ne coupe pas, de s’en aller déguster les savoureuses asperges blanches de Landes (17,90 €) et leur mousseline radieuse, légère et relevée d’une pointe de piment d’Espelette.

Coupole 2

On est à peine remis de nos émotions qu’on reste dans le ton avec les noix de Saint Jacques à la plancha (29,90 €) bien saisies, cœur fondant, hissées sur le risotto bio aux pointes d’asperges, magnifiquement imprégné du jus des saint Jacques, subtilement iodé et arrosé de pistou. On est aux anges pour moins que ça.

Coupole 3

 

 

La Coupole

102 bd du Montparnasse

75014 Paris

Tel: 01 43 20 14 20

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 19:27

Mansouria 1

Le plaisir n’est pas mince de retourner chez Fatéma Hal et son Mansouria qui fait les beaux jours de la gastronomie marocaine depuis 1985. Certes, l’atmosphère au déjeuner qui évoque la longue tristesse des dimanches est incomparable avec celle du diner, baignée d’une lueur dansante, entourée de mystère et qui invite à la rêverie, au partage, à l’amour. Ce midi, le restaurant est peut-être désert en raison des vacances de Pâques, seulement il suffit que Fatéma tout juste de retour du marché traverse la salle et vienne bavarder avec nous quelques instants pour que soudain tout s’illumine et commence à chanter. On dirait alors les salles s’animer, sortir de leur torpeur.

Mansouria 2

J’avoue à ma grande honte n’avoir jamais goûté autre chose au Mansouria que le Madfoun, ce couscous «voilé» au poulet qui s’accompagne d’une délicate sauce au miel, raisins et oignons. Particularités du Madfoun qu’on ne confondra pas avec le Fassi (variante à l’agneau, plat qui trouve ses origines à Fès), le poulet est enseveli sous la semoule que d’inspirés traits de cannelle parfument délicatement, enfin, ni bouillon ni légumes n’accompagnent la spécialité, rendant au plat toute sa grâce et sa légèreté.

Mansouria-3.JPG

Le menu Diffa (2 personnes minimum, 36 €) qui s’adresse aux gros appétits, débute en réalité par une mosaïque de 8 entrées (purée de fèves, salade de carottes et fleur d’oranger, salade de poivrons etc… mention spéciale pour la confiture de tomates) et s’accompagne d’un pain rond bien frais, gourmand en diable.

Mansouria-4.JPG

En dessert, la pastilla de lait est l’indécence même parce que ravageuse, délicieuse, ultra calorique et un brin exhibitionniste: une divine hérésie. Et toujours cette vaisselle de Fès, blanche et bleue avec laquelle on voudrait partir sous le bras qui justifie à elle seule de sauter dans le premier avion pour Fès. On appelle cela être comblé.

 

 

Le Mansouria

11 rue Faidherbe

75011 Paris

Tel: 01 43 71 00 16

Site: www.mansouria.fr

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:38

((Shangri La 1))

On pénètre dans l’ancienne résidence du Prince Roland de Bonaparte restaurée après quatre années de travaux et chaque pas est une page tournée, un chapitre qui s’offre à nous, Huysmans et Barbey d’Aurevilly mêlés, les noces de la plume empoisonnée de Jean Lorrain et du pinceau halluciné de Gustave Moreau. C’est d’abord une enfilade de trois salons ou certains étalent au coin de la cheminée leur ennui sur de profonds canapés cirés quand d’autres couchent leur désenchantement sur des Chesterfield ventrus. Pierre Yves Rochon, le décorateur en chef, nous fait quitter les salons aux allures de club pour gentlemen pour le bar, plus chaleureux, qui balance entre boudoir et cabinet d’esthète.

(Shangri La 2)

On prend à gauche, on contourne l’escalier monumentale qui préfigure La Bauhinia, le restaurant franco-asiatique placé sous la responsabilité de Philippe Labbé et de son chef pâtissier François Perret, on croise le fantôme de Robert de Montesquiou, celui de Jean Lorrain, client sérieux de vice exigent entouré comme à son habitude d’un nuage d’éther qui nous invite à tourner à droite pour pénétrer sous la splendide verrière en structure métallique des années 30 inspirée par Eiffel et son lustre Murano perché au dessus de La Bauhinia (du nom de la fleur ornant le drapeau de Hong Kong).

Shangri La

On lui trouve quelque chose du jardin d’hiver, du salon de dame du monde, un peu du bordel de luxe également (c’est dire qu’on aime) et c’est une succession de velours, de coussins, de guéridons, les noces de Directoire et d’Empire, une déclinaison de gris perle au vert céladon en passant par le rouge velours vif. Hormis des dessins sur soie d‘anciens manuscrits chinois, l’Asie est absente de ce décorum chargé à l’inspiration débridé. Les propriétaires Hong Kongais du Shangri La auront, à juste titre, choisi d’être fidèles à l’esprit des lieux et préféré ne pas chahuter ses fantômes.

(Shangri La 3)

Laissons les fantômes de côté et prenons plutôt le thé. Un jus de mangue fraiches (14 €) qui est à lui seul un concentré de l’Asie du sud-est, un cheesecake pomelo (12 €) à côté de la plaque (texture bien trop légère et insipide, la faute à cette mousse parasite qui s‘est trompée d‘adresse. La présence de pomelo, son acidité, n’empêche pas la pâtisserie de sombrer.

Shangri La 4

Le cupcake framboise/litchi (10 €) lui est bien supérieur mais trop gentil, un peu figé dans ses textures, au final un moindre mal comparaison de la splendeur de l’hôtel et du plaisir de déambuler dans ses allées. On est alors mille fois consolé.

 

 

La Bauhinia

Shangri-La Hotel Paris

10 avenue D’Iéna

75016 Paris

Tel: 01 53 67 19 98

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:31

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Ce n’est plus tout à fait le même quartier, pas encore l’ombre de lui-même mais cependant déjà un peu un autre. On y multiplie les visites, les voyages devrait-on dire, un peu le ventre noué de le voir ainsi disparaitre, démoli puis reconstruit, récuré, fardé au nom de la salubrité publique, de la sécurité et au profit des promoteurs avides de satisfaire les exigences des nouveaux arrivants, cette armée silencieuse qui joue des coudes et participe à «gentrifier» ce qu’il reste de quartiers vraiment populaires et vivants dans la capitale.

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Je vois peu à peu des boutiques de produits exotiques, celles minuscules dans lesquelles officient d’authentiques marabouts ainsi que des restaurants africains baisser le rideau avant de disparaitre hachés menus par les mâchoires des bulldozers.

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Une visite dans le bâtiment hideux quoique temporaire qui abrite l’Institut des Cultures d’Islam (les deux sites que comptera l‘Institut ouvriront en 2012) est un bon moyen de prendre le pouls du quartier de la Goutte d’Or en pleine mutation. A parcourir le bel accrochage de Martin Parr, on se demande si sa radiographie au départ métissée et colorée du quartier n’est pas plus inquiétante qu’elle n’en a l’air et si au fond il ne s’agit pas de l’instantané funeste, de la notice nécrologique d’un quartier promis très prochainement à disparaitre. La gargote ivoirienne et son succulent capitaine au four accompagné d’un jus de gingembre qui brule la gorge, le petit bar antillais ou l’on avale des verres de mauvais rhum, la ferme a côté de la mosquée ou l’on se fournit en volailles vivantes, la boutique Connivences haut lieu des «sapeurs», vivent-ils également leurs dernières heures?

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Autant de questions auxquelles on réfléchira dans la cour ou au premier étage de l’Institut autour d’un thé à la menthe ou bien d’une boisson à l’hibiscus pour peu que la personne responsable du salon n’ait pas pris la clef des champs.

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Dans ce cas, on n’aura rien perdu au change en allant boire le thé au comptoir du Café Royal, l’un des thé à la menthe parmi le meilleur et le moins cher du quartier qui est aussi l’avant poste de l’Algérie ou glaner quelques mots d’arabes et faire provision de sourires, de sympathie.

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Institut des Cultures d'Islam

19-23 rue Léon

75018 Paris

Site www.institut-cultures-islam.org

Exposition martin Parr "The Goutte d'Or" jusqu'au 2 juillet

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 15:00

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Laissons derrière nous la capitale et ses rues propres et lisses qui luisent au soleil. Echappons-nous une journée à Moissy-Cramayel, direction le temple de Thammapathip, à l’occasion du nouvel an et de la fête de l’eau. Un petit château, un grand parc fleuri, des bouddhas blancs comme neige, des gens par milliers - on dirait toute la diaspora thaïlandaise qui aurait migré dans ce petit coin de verdure, de paradis.

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Une grande scène, une serre fleurie ou échanger des baisers, un ring pour donner des coups mais en douceur, une dizaine de stands de plats cuisinés chacun précédés d’une queue qui nous parait interminable, une foule disciplinée assise à califourchon sur sa natte, tirant du sac des petits plats du pays préparés à la maison - des sons, des odeurs, des couleurs, partout des sourires, un bien être qui s’étire d’un bout à l’autre du parc. Autant de scènes qui existent en nous comme des souvenirs lointains.

Temple-3.JPGLa Thaïlande encore si proche, comme une belle image colorée dans le paysage. Le temps maintenant ralenti a changé de rythme, perdu toute signification: on jurerait qu’il va bientôt s’arrêter.

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C’est une sensation de déjà vu, un profond bien être qui semble antérieur à nos souvenirs.

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On se sent léger, on se dirait flotter et c’est le moment qu’on prend son bras chauffé de soleil pour s’assurer que tout cela n’est pas le produit de notre imagination parce que notre corps soudainement est comme libéré de tout ce qui y était enfermé.

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 «Oui, j’aimerais savoir à quoi ressemblera le monde quand je ne serai plus», dit-elle plus tard d’une voix très douce devant une tombe. «Je crois que si je disparais, ce monde disparaitra aussi, d’un seul coup. Le monde n’est qu’une illusion de mon esprit. Toi aussi, tu n’es finalement qu’une illusion que j’ai crée.»  Ses mots valent des baisers.

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Wat Thammapathip

Moissy-Cramayel

Site: watthaiparis.org

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 17:20

Bistrot Paul Bert 1

Il n’est pas exagéré d’avancer que la rue Paul Bert est la rue de la gastronomie par excellence. Modèle du genre, elle s’ouvre sur Les Funambules, un troquet plutôt sérieux qui mitonne des salades géantes servies dans un saladier, se poursuit par La Cocotte une librairie «du goût» pointue et pas opportuniste, puis c’est la voie royale, sur une centaine de mètres une rafale d’adresses impeccables qui font tourner la tête des parisiens comme des touristes avisés ou dans un mouchoir de poche se succèdent Unico, Le Temps au Temps, Le Bistrot Paul Bert, L’écailler du Bistrot jusqu’au bouquet final, le très médiatique Chardenoux de Cyril Lignac, figure de proue et poumon de l‘assemblée.

Bistrot Paul Bert 2

L’avantage de déjeuner dans le cadre un soupçon rétro et jauni du Bistrot Paul Bert tient au fait que l’atmosphère est assurément plus populaire, plus parisienne et canaille qu’en soirée ou l’afflux de touristes fait prendre au restaurant des allures de grande kermesse. Aussi, le menu complet à 16,50 € attire une clientèle décontractée, commerçants et employés du coin qui viennent se régaler d’une cuisine bistrotière et gourmande rondement menée tout en faisant sauter le bouchon d’une excellente bouteille. En revanche, si la pièce de bœuf sauce au poivre accompagnée de ses frites maisons et de sa salade avait de quoi me faire saliver, les 34 euros qu’il fallait débourser pour en s’en régaler me semblaient excessifs et pas vraiment justifiés. A ce prix là, le menu également à 34 € me semblait plus raisonnable, ce qui ne m‘empêcha pas pour autant de rouler pour celui à 16,50 €. Question de porte monnaie, en quelques sortes.

Bistrot Paul Bert 3

Les champignons de Paris à la crème, lardons et œufs pochés à la vigneronne ouvraient le bal, carrément délicieux. Le vin rouge embarque son petit monde pour une folle équipée quand le pain à la fois alvéolé et croustillant fait table rase de la moindre miette, le moindre relief.

Bistrot Paul Bert 4

Dans la continuité, l’émincé d’onglet de bœuf au poivre et sa purée maison ne sont pas en reste: viande tendre, sauce affolante, purée juste parfaite, encore une fois le pain est réquisitionné d’urgence pour faire disparaitre la moindre trace du festin.

(Bistrot Paul Bert 5)

Une petite claque avant de partir, histoire de n’être pas en reste: la glace au fromage blanc, légère, délicate, délicieuse comme une compression de paradis. Un déjeuner sans l’ombre d’un nuage.

 

 

 

Le Bistrot Paul Bert

18 rue Paul Bert

75011 Paris

Tel: 01 43 72 24 01

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:04

Maison de thé 1

Designer, japonaise d’adoption, d’âme comme de cœur, sensible au caractère impermanent des choses, animée par un sentiment très fort de l’éphémère, sensible au sabi, soit la sensation aigue du temps qui passe, ainsi qu’au wabi, l’attachement au raffinement dans ce qu’il a de plus simple et épuré, Charlotte Perriand avait pas moins de 90 ans lorsqu’elle conçut à Paris en 1993, dans le cadre du Festival Culturel du Japon à l’Unesco, une maison de thé dont le Bon Marché présente aujourd’hui au cœur d’une forêt de bambous située sous la verrière du deuxième étage, une réplique d’après les plans originaux.

Maison de thé 2

Autour de la structure qui invite au recueillement comme à la méditation, une poignée de tables et de chaises «Ombra Tokyo» dessinées par l’artiste compose le salon de thé placé sous la responsabilité du groupe Issé et de son restaurant emblématique Bizan.

Maison de thé 3

Au son du shakuhachi, cette flûte de bambou dont les sonorités sont étroitement liées à la nature, et aux pieds même de cette structure si légère qu’elle semble en lévitation, nous pouvons ainsi choisir parmi deux menus proposés par le chef Adachi Masahiro ou bien simplement prendre place à une table, par exemple pour siroter un thé vert au sarrasin (soba ryokucha) accompagné pourquoi pas d’un manju, l’une de ces pâtisseries traditionnelles dont je suis très friand (aujourd‘hui, une fraise enrobée d‘une pâte de haricots rouge elle-même recouverte de riz gluant), et de deux sablés au sésame.

Maison de thé 4

Naturellement éphémère, la maison de thé qui propose le samedi des initiations à la cérémonie du thé, s’envolera pour de nouveaux cieux le 11 juin. «En attendant, dégustons une tasse de thé. La lumière de l’après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire. Rêvons de l’éphémère et laissons-nous errer dans la folie des choses.» Okakura Kazuko

Maison de thé 5

 

  

 

La maison de thé de Charlotte Perriand

Le Bon Marché

24 rue de Sèvres

75007 Paris

Jusqu’au 11 mai

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 23:22

Saravana-1.JPG

Il y avait urgence à ce qu’un nouveau venu fasse un peu sa loi dans cette multitude de petits restaurants indiens concentrés entre la gare du Nord et La Chapelle, et rende enfin à la gastronomie indienne de rue ses lettres de noblesse. On n’a jamais détesté ces adresses sympathiques, hautes et en couleur, un peu justes, un peu bancales, mais on a fini par s’en lasser, déçu d’être immanquablement tenu à distance de ces parfums et ces saveurs qui nous ont tant enchanté lors de nos séjours indiens. On avait fini par se résigner et on ne mettait plus les pieds dans ce quartier que pour aller savourer un chaï, faire quelques achats.

Saravana-2.JPG

C’était avant l’arrivée fracassante et inespérée à la lisière de notre modeste «Little India» de Saravana Bhavan qui est loin de nous être inconnu puisqu’il s’agit du satellite d’une chaine de restauration originaire de Madras, très populaire en Inde, possédant des antennes un peu partout dans le monde et fameuse pour sa cuisine végétarienne qui au fil des ans et grâce à des soins constants est parvenue à concilier les impératifs du fast food avec les exigences et la qualité du haut de gamme, et tout cela en garantissant des prix très doux.

Saravana-3.JPGCela commence avec le décor, aéré, lumineux, coloré de blanc et de vert menthe, d’une propreté irréprochable, quand les gargotes du quartier nous ont habitué à des cavernes à l’hygiène douteuse. Le service peut se faire volontiers en anglais tant certains serveurs peinent à s’exprimer en français, et on en est que plus heureux. Anglais ou français, le sourire, la disponibilité et la bienveillance sont toujours au rendez-vous. La carte brasse tant de plats (majoritairement du sud) que chacun y trouvera son compte.

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Pour se faire une première idée du potentiel de la maison, autant éviter de s’arracher les cheveux à scrupuleusement parcourir la carte et pointer immédiatement du doigt l’une des grandes spécialités maison, à savoir le South Indian Meal (12 €), plus connu en Inde sous le nom de «thali», soit un plateau rond en métal et son assortiment de petits récipients, lesquels, comme au pays, sont rechargés à discrétion et offrent un repas complet.

-Saravana-5-.JPG

Si la base reste plus ou moins la même (sauces curry, sambar, rasam, soupe), plusieurs petits plats varient d’un jour à l’autre et sont l’occasion d’étoffer notre connaissance de cette cuisine. La fraicheur des produits impressionne, l’usage modéré et intelligent des épices également, c’est un véritable symphonie des goûts et des couleurs qui se joue sous nos yeux, une véritable redécouverte du légume en produit roi.

((Saravana 6))

Naturellement, on accompagne son festin d’un lassi, un lait à la rose ou bien un chaï, et c’est bien le diable si l’on n’est pas heureux comme un pape.

 

 

Saravana Bhavan

170 rue du Faubourg Saint Denis

75010 Paris

Tel: 01 40 05 01 01

Site: www.saravanabhavan.com

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:32

Yi Shun 1

Ils n‘en finissent pas de fasciner, les la mian, ces petits restaurants natifs de Shanghai ou derrière les vitrines souvent embuées, un cuisinier étire autant qu’il le peut des pates d’une finesse impressionnante, destinées à être jetées dans un grosse marmite d’eau bouillante. Après Les Pates Vivantes du côté des Grands Boulevards, voilà que notre faculté d’émerveillement s’offre de nouvelles échappées avec Yi Shun ouvert ce 1er avril, qui fait l’admiration des enfants, attise la curiosité des passants et ouvre peut-être l’appétit des habitués de Zenzoo, cette maison taïwanaise qu’on ne présente plus et qui est mon adresse totémique.

Yi Shun 2

Dix jours d’existence et le moins qu’on puisse dire est que cette fine équipe plutôt hilare et fort sympathique originaire de Pékin n’a pas tardé à trouver sa vitesse de croisière. Si l’ouverture de ce petit resto un poil déroutant puisqu’installé au milieu d’un quartier à forte concentration d’adresses japonaise est passée plutôt inaperçue et ne reçoit pas pour l’heure l’accueil qu’il mérite, sa spécialité, en revanche - les fameuses nouilles sautées artisanales agrémentées au choix de bœuf (10€) , de porc, de canard, de fruits de mer etc… - sont plus qu’honorables et valent à elles seules le détour.

Yi Shun 3

Au menu également, un choix de soupes de nouilles et quelques petites entrées dont les gyoza qui m’ont tapé immédiatement dans l’œil et les narines. Moins réjouissant, le thé au jasmin, à choisir entre rien d‘autre, et en sachet de surcroit.

Yi Shun 4

 

Yi Shun

1 rue Cherubini

75002 Paris

Tel: 01 42 61 74 18

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 13:54

Wenzhu 1

Wenzhu est une adresse vielle comme le monde, si vieille que ses tarifs ne semblent pas avoir changé depuis les années 70: les euros d’hier pourraient aussi bien être les francs d’hier, aussi y-mange-t-on des soupes, des plats sautés pour 4,5,6 euros et en sort-t-on content et rassasié.

Wenzhu 2

Autant une cantine qu’un petit resto de quartier, on oublie la déco à la fois kitsch et vieillotte on ne s’attend pas à des miracles du côté des fourneaux. On s’installe simplement à une petite table, attentif, sans laisser nos préjugés obscurcir notre observation, notre dégustation et on commence par exemple avec une crêpe «Wen Zhou» à 1,50 €, fourrée de porc, d’oignons, de champignons et d’herbes, accompagnée d’un thé au jasmin.

Wenzhu 3

Dans la foulée on enchaine avec une soupe aux pâtes de riz et poisson «tapé» (4 €), soit de larges et très fines bandes de poisson écrasé, excessivement salées qui me font regretter de ne pas avoir opté pour les plats sautés qui semblent bien plus convaincants et autrement plus délicieux.

Wenzhu 4

En dessert, je me régale de ces boules de pâte de riz gluant renfermant du sésame noir (4,50 €) découvertes pour ma part à Shanghai et dont j’ai largement vanté ici les mérites. Autant dire que je regrette que les Zhim tangyan ne soient jamais à la carte des bubble tea qui éclosent un peu partout à Paris. Il est fort à parier qu’elles rencontrerait un franc succès.

 

 

Wen Zhu

18 rue au Maire

75003 Paris

Tel: 01 42 74 05 09

 

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