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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 17:34

Comme 1

A ma grande honte, j'avoue que ma curiosité ne m'a jamais poussé à goûter l'un de ces célebrissime pastel de nata qui sont l'une des fiertés du Portugal. Ce n'est pas faute de les avoir croisé à chacun de mes voyages, à croire qu'ils me suivent à la trace, de Tokyo à Shanghai en passant par Bangkok, Taipei, Cuba, la Malaisie, les faubourgs de Manille ou bien entendu Macao et Goa, une prolifération qui s’explique en partie par une recette simple, des produits de base très accessibles et un coût client qui reste très bon marché. A vrai dire, cette tartelette au fond de pâte feuilletée pur beurre croustillant, garnie de flan à la crème d’œuf, saupoudrée ou non d'un voile de cannelle en poudre ou de sucre glace, m'aura toujours laissé indifférent, la trouvant sans charme, d'un intérêt très limité, au point qu'à Lisbonne j'ai carrément snobé les fameuses pasteis de Belem dont la recette est jalousement gardée et le laboratoire de fabrication au sous sol enfermé derrière un coffre fort blindé (on n'est jamais assez prudent).

A la faveur de l'ouverture plutôt récente d'un comptoir lisboète dans le Marais, l'occasion se présente enfin de me faire ma petite opinion sur cette gourmandise qui se déguste par exemple au comptoir, sur le pouce, accompagné d'un expresso portugais Delta. Et c'est vrai que cette tartelette (2 pièce) fait son petit effet. Encore chaude (la production est assurée en continu pour une fraîcheur ultime, un croustillant imparable), l'équilibre parfait de la pâte feuilletée, de la crème d’œufs et du sucre, régressive en diable, convoque instantanément le doux parfum de l'enfance (je comprends mieux son succès au Japon) et donne extrêmement de plaisir (sans parler qu'on s'amuse des miettes de pâte feuilletée disséminées aux quatre coins de notre bouche) et nous met même en joie. On n'en demandait pas moins.

Comme 2

Et comme la gourmandise n'a pas de limites, on ne manquera pas de rapporter quelques une poignée de pasteis joliment rangées une de ces jolies boites blanches estampillées d'hirondelles frondeuses après quoi on les passera au four préalablement chauffé à 200 degrés une petite minute à peine, histoire de leur redonner tout leur croustillant (sinon les conserver une journée maximum à température ambiante et surtout pas dans le frigo car trop humide).

Bon à savoir, Comme à Lisbonne dispose depuis peu d'une petite terrasse et quand à sa micro épicerie, elle envoie toujours le meilleur du Portugal avec ces huiles d'olive, ses boissons gazeuses Pedras, son Porto, ses sardines sauvages Tricana, ses cafés, son thé vert en provenance de l'unique plantation des Açores qui est également la seule plantation de thé en Europe, ses sels parfumés d'Algarve, ses dragées Arcadia...

 

Comme à Lisbonne

37 rue du Roi de Sicile

75004 Paris

www.commealisbonne.com

 

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Published by Foodinandout - dans Douceurs
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commentaires

claude 02/06/2012

Des sardines sauvages ? toutes les sardines sont sauvages pour moi seul le lieu de pêche les distinguent et c'est très important comme le savoir faire de la conserverie ainsi que l'huile
utilisée.
Les sardines apportent pas mal de PCB (plus ou moins suivant le lieu de pêche)... mais plein d'oméga3.
Les portugais font de l'excellent conserverie, sardines, thon etc ... rien à voir avec ce que nous faisons.
Mais il faut lire entre les lignes, huile végétale dans beaucoup de leur production ... "chauffage et raffinage".

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